Page 5 - CALDE-2018
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ldéniacieLa Canne

                                                                    3an0s

Trente ans déjà... 2018

Il y a trente ans, quelques Caldéniaciens avaient                                                         Couverture de la plaquette
créé un petit magazine communal mensuel intitulé                                          « La Caldéniacienne », première édition
« Le Petit Moselly ».
Voici un article paru en octobre 1989…
On vous laisse le soin d’apprécier l’évolution que
vous avez pu constater depuis !

                                                                                          Les belles fables de la Caldé
                                                                                              Le curé de campagne, l’artiste et le ronchon

                                                                                          Un curé de campagne allait à Chaudeney
                                                                                          A grandes enjambées la veille de la Caldé.
                                                                                          Un ronchon à l’accent alsacien prononcé
                                                                                          Vint à croiser la route du prélat engoncé.

                                                                                          « -Salut à toi, le vieux crapaud de bénitier,
                                                                                          Aurais-tu deux ou trois heures à me consacrer ?
                                                                                          C’est, dit-il, pour m’aider là-bas au fond des bois
                                                                                          A étaler quelque grève depuis mon charroi. »

                                                                                          Le curé, soulevant son béret, lui répond:
                                                                                          « -C’est du bon ouvrier que tu as fait le choix !
                                                                                          Ah ça ! Je ne suis pas un curé de salon !
                                                                                          Je prends ma pelle, mon râteau, montre-moi la voie ! »

(note de l’auteur : les fautes d’orthographe imputables à la secrétaire sont d’époque !)  Les voilà donc partis, et quel bel équipage !
                                                                                          Le ronchon conduisait et le curé criait :
MERCI                                                                                     « -Va moins vite si au ciel tu veux être en paix ! »
                                                                                          Mais notre conducteur était loin d’être sage
aux deux exceptionnels fidèles,                                                           Et ne ralentit qu’en voyant sur le talus
                                                                                          Le hélant à grands cris son ami le barbu.
nos ambassadeurs CALDE,
                                                                                          « -Hé ! du charroi ! Emmène-moi vite, s’il te plait !
Jacques Mouillé et Pascal Voisard                                                         J’ai vendu ma vieille mule contre quelques couleurs
                                                                                          Et je dois de ma douce terminer le portrait !
qui ont participé à toutes les éditions !                                                 - Grimpe donc là, l’artiste ! Tu sais comme j’ai du coeur ! »
Ils citent : « l’ambiance qui y règne, les animations,
l’humour, les parcours, le calendrier, l’originalité, les cadeaux                         Et les voilà partis, le ronchon pérorant,
et lots, le confort des coureurs,... et le beau temps ! »                                 Le curé psalmodiant, l’artiste imaginant…
Bref, pour eux, comme pour nombre d’entre vous                                            Et les voilà partis, on n’les a pas revus
apparemment, La Caldé, elle a tout bon !                                                  Partis au paradis, bien au-dessus des nues…

                                                                                          C’était André le curé, Michel le ronchon                     OR
                                                                                          Et puis Michel l’artiste, sans lesquels la Caldé
                                                                                          Ne serait sans doute point celle qu’elle a été
                                                                                          Alors ils valent bien une petite fable …

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